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Techniques  alternatives


LA PROTECTION  DES  CULTURES    NOS CHOIX

 

Le choix retenu en matières de protection des cultures est de mettre en place progressivement toutes les techniques alternatives à la lutte chimique.

Les traitements de protection des cultures sont faits après constat du dépassement du seuil d'infection.

Les produits utilisés sont préférentiellement ceux retenus dans les programmes de l'agriculture biologique :

produits phytosanitaires d'origine minérale ou organique.

 

Les interventions chimiques qui restent indispensables sont réalisées  le plus longtemps possible avant la date

d'ouverture à la récolte.

 

Nos techniques alternatives mises en place sont nombreuses, elles sont détaillées à l'aide d'exemples d'application pratique .

 

Lutte contre les herbes envahissantes

 

Protection contre les insectes ravageurs


Protection contre les maladies

LUTTE CONTRE LES MAUVAISES HERBES

 

L'utilisation de paillage bio-dégradable, à base d'amidon de pomme de terre, est faite pour les cultures suivantes ; tomates, aubergines, poivrons, concombres, cornichons, courgettes,   toutes les courges,  sur les fleurs, lessalades, et les haricots à rames. Cela permet de s'affranchir du désherbage chimique, un désherbage manuel complémentaire est réalisé sur la ligne de plantation.

Un paillage plastique est utilisé pour tous les fruits rouges, les fraises, et les rhubarbes de même un désherbage manuel complémentaire

est réalisé sur la ligne de plantation.

 

Le désherbage manuel est limité aux opérations ci-dessus, (ce qui représente déjà plusieurs centaines d'heures, notamment pour les fraises en première année de plantation )  pour trois raisons: la pénibilité du travail , son coût prohibitif ,et en troisième lieu le côté dévalorisant socialement pour l'exécutant. C'est une solution sans avenir réel, réservée aux potagers familaux.

Les haricots extérieurs, les poireaux,les betteraves, les bettes bénéficient de plusieurs binages mécaniques , afin d'éliminer les repousses successives.

Une autre possibilité de désherbage, est de couper ou tondre les herbes, nous y avons recours pour les cultures en fin de cycle de production, au moment ou la concurrence entre plante cultivée et mauvaises herbes devient moins importante.

 

La lutte contre les herbes sous un climat très pluvieux comme le notre rend  l'utilisation des bineuses assez compliquée et parfois aléatoire.

Il en est de même pour les techniques de faux semis. 

Les solutions seront multiples.

 

 

 

 

LUTTE CONTRE LES INSECTES RAVAGEURS DES CULTURES

 

Nous avons mis en place progressivement sur la ferme un maillage de haies. Le choix  des espèces végétales constituant ces haies, est fait selon leur aptitude à favoriser la biodiversité. Elles sont adaptées aux

type de cultures,la séquence de plantation n'est pas la même pour les vergers ou les cultures maraîchères.

 

Aujourd'hui l'emprise des haies occupe 6 % de la surface de la ferme.

Elles sont colonisées par des insectes ou des oiseaux alliés des cultures.

Toutes ces haies sont taillées tous les 2 ans afin de contenir leur volume, et de rendre leur emprise acceptable sur le plan économique. A ces haies s'ajoutent les bandes herbeuses et florales, et une grande diversité de cultures maraîchères. 

 

Les résultats sur l'entomofaune sont un succès, ce "bocage" créé de toute pièce progressivement depuis 35 ans nous permet de ne pratiquement jamais avoir recours aux insecticides autres que biologiques, sur toutes nos cultures maraîchères ou fruitières, à l'exclusion des espaces sous les tunnels, ou le développement, les années chaudes des pucerons est quelquefois incontrôlable par les insectes auxiliaires.

 

La lutte contre les insectes prédateurs des cultures

n'est pas le volet le plus complexe de la protection des cultures, en Normandie, mais cette réussite constitue  tout de même une fièreté de l'équipe de production. Sur ce point nous avons réappris à cultiver avec le milieu environnant.

 

LUTTE CONTRE LES MALADIES

 

Les cultures les moins sensibles aux maladies, ne sont pas protégées, c'est le cas des haricots, pois, rhubarbe, toutes les courges, les carottes, les navets, les épinards, les mûres, les bettes, les choux et les choux-fleurs.

 

La protection des salades contre  le mildiou est assurée par les produits de la famille des SDN (stimulateur des défenses naturelles )

 

Les cultures sous tunnels abritées de la pluie, sont protégées en grande partie des maladies, mais pas totalement.

Pour les fraises seule une protection contre l'oidium en début de développement des fraisiers est utile, des produits homologués en  agriculture biologique sont utilisés soufre,bicarbonate de potassium.

 

Pour les tomates les années très humides une protection contre le botrytis reste indispensable, malgré les investissements importants réalisés en serres hautes assurant une meilleures ventilation des cultures.En année sèche nous utilisons des stimulateurs des défenses naturelles des plantes: extraits fermentés de consoude,luzerne,fougère et ortie que nous fabriquons sur la ferme.


Dans le verger le principal problème est de lutter contre la tavelure, les autres maladies étant relativement bien contrôlées par les produits minéraux soufre et cuivre ( oidium, maladies de conservation, et chancre).

Aujourd'hui 65% du verger est en conversion biologique.

 
 


5   CARACTERISTIQUES  liées aux cultures ouvertes en self-cueillette

 

Notre philosophie de réduction des interventions  est la même dans les différents secteurs de la ferme, plaine, vergers, cultures légumières ou cultures maraîchères.

Mais  sur les cultures proposées à cueillir par les clients, nous intervenons très peu pour  5  raisons principales.

 

La première est que les fruits et légumes proposés  sont destinés à la     consommation rapide par nos clients, pour cette raison aucun traitement de conservation n'est fait.

 

La seconde est que le grand nombre de cultures différentes, permet un assolement (succession des espèces au fil des ans sur un même terrain) long et varié, cela diminue la pression parasitaire maladies, insectes ou herbes envahissantes.

 

La troisième est dûe à la zone de cueillette, aujourd'hui totalement bocagère, où foisonne oiseaux et insectes.

 

La quatrième est la taille réduite de nos unités culturales, en effet la surface a été divisée en 320 parcelles de ( 12 m x 65 m  0.078 ha) cela permet de prendre des risques en cas d'apparition d'une maladie , et de ne pas intervenir. L'incidence économique en cas de perte de la récolte étant limitée à la surface de la parcelle.

 

Et en cinquième lieu ce sont nos clients qui nous aident, leures exigences concernant l'aspect des fruits et légumes allant vers plus de tolérance.

Les espèces les plus rustiques étant les plus résistantes, nous devons, accepter le fait que la rugosité sur l'épiderme des aliments, ou la présence de quelques pucerons dans une salade, soit plutôt un gage de sécurité en matière de résidu de produit phytosanitaire dans les aliments.

Il en va de même pour la découverte d'une chenille dans un chou fleur, la protection  biologique contre les papillons étant imparfaite.

 

 



NOTRE  ORGANISATION  PROFESSIONNELLE

 

L'expérience de Tous est utile, l'ouverture aux autres nous permet d'avancer.

 

Un travail est fait en relation avec les centres techniques des différentes

régions de France. Partout l'état d'esprit est le même: trouver les solutions économiquement viables, qui s'inscrivent dans le cadre de l'agriculture durable.

 

Vos préoccupations environnementales sont les nôtres et celles de tous nos partenaires.

 

Régionnalement le C.A.U.E. pour la mise en place des haies.

 

La chambre d' agriculture de Seine Maritime pour l'arboriculture, notamment pour son orientation vers les techniques biologiques.

 

Pour les questions liées aux cultures maraîchères nous sommes adhérents de Planète Légumes , Producteurs de légumes d'Alsace et du Nord Est pour la technique et l'expérimentation, notamment en matière de techniques alternatives.

 

Pour les sujets induits par l'activité cueillette: accueil, organisation, et fournitures communes, nous sommes membres du GIE "chapeau de paille" réseau d'agriculteurs indépendants spécialisés dans la conduite des cultures en libre service ( 32 membres agriculteurs répartis sur le territoire national ).

 

Et sur un autre plan, concernant les questions liées au développement du marché de la ferme: activité de vente de nos fruits et légumes et des produits d'autres fermes.

Nous collaborons  sur les sujets pratiques communs, et  sur la recherche de  producteurs ou artisans partenaires, dans le cadre de l'association "Grain de Terroir" ( groupe de 9 personnes spécialisées dans le commerce alimentaire couplé à une production agricole).

 

NOTRE  RÔLE  SOCIAL

 

La formation de nos salariés, le développement de nos exploitations agricoles, notre ouverture au public marquent notre rôle économique et social .

 

Toute notre activité est tournée vers l'avenir.